EMMANTELER, verbe trans.

EMMANTELER, verbe trans.
Vieilli. Envelopper d'un manteau. Emmanteler un vieillard (Lar. 19e).
P. métaph. Des fumées lourdes coulent le long des toits et emmantellent les maisons (Giono, Roi sans divertiss.,1947, p. 15).
Emploi pronom. [Le compl. d'obj. désignant un geste, dont on semble s'envelopper comme d'un manteau] Tous [les trappistes] s'emmantelèrent d'un grand signe de croix (Huysmans, En route, t. 2, 1895, p. 244).
Rem. On rencontre ds la docum. le part. passé adj. emmantelé, ée. Enveloppé d'un manteau. Quoique bien emmantelées, bien capuchonnées, le froid nous saisit (E. de Guérin, Lettres, 1832, p. 19). Mon frère remonta en sa voiture avec sa compagne emmantelée et voilée (Sand, Beaux MM. Bois-Doré, t. 1, 1858, p. 233). Spéc. Corneille emmantelée. ,,Espèce de corneille qui a une partie du corps noir et le reste grisâtre`` (Ac.).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃mɑ ̃tle], (j')emmantèle [ɑ ̃mɑ ̃tεl]. Conjug. Change [ə] muet du rad. en [ε] ouvert, écrit è accent grave, devant syll. muette. Étymol. et Hist. Ca 1200 « couvrir d'un manteau » (Nicole, Trad. Règle St Benoit, 1050 ds T.-L.); en partic. a) 1359-77 « (en parlant d'un oiseau) qui a un beau pennage » pelerain (faucon) si bel emmentelez (Gace de La Buigne, Roman des Deduis, éd. Å. Blomqvist, 306); b) 1555 [éd.] corneille emmantelée (Belon, Nat. des oys., 6, IIII ds Gdf.). Dér. de mantel, anc. forme de manteau*; préf. en-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 2 (emmantelé : 2).

Quelques définitions tirées au hasard dans le dictionnaire : 

·le trésor de la langue française, un dictionnaire français·