PROVINCIALISME, substantif masculin

PROVINCIALISMEsubstantif masculin
A.− Souvent péjoratif Caractère provincial. Je suis frappé du provincialisme de tous ces Parisiens, rentrant dans la capitale, un petit sac à la main (Goncourt, Journal,1871, page 821).Ses mots, d'un provincialisme naïf, son fils ne les entendait jamais que dans ce coin de France (Malègue, Augustin, t. 2, 1933, page 15).
Par métonymie Détail à caractère provincial. Sa fille, en se trempant dans ce milieu d'une élégance et d'une distinction suprêmes, pouvait y effacer quelques provincialismes de toilette ou de langage (Feuillet, Camors,1867, page 206).
Linguistique, vieilli. Mot, emploi d'un mot, expression propre à une province, qui n'est pas en usage à Paris. Synonyme régionalisme.Les expressions locales, des provincialismes introduits brusquement dans la langue politique et administrative (A. Daudet, Nabab,1877, page 49).Non seulement les parlers locaux se font toujours plus rares, mais on fait la guerre aux provincialismes, les prononciations locales sont tournées en ridicule (Bally, Lang. et vie,1952, page 47).
B.− Attitude favorable à une province, à ses particularités; attachement plus ou moins passionné à une province face à l'État. Il n'est pas jusqu'aux bonapartistes, dévoués par tradition, semble-t-il, à la plus rigoureuse centralisation, qui n'aient eu des velléités de provincialisme (Barrès, Scènes et doctr.,t. 2, 1902, page 214).Une culture plus générale et la fréquentation des gens d'une autre région annulent rapidement le provincialisme (Sorel, Réflexemple violence,1908, page 81).
Remarque
Provincialiste, adjectif et substantif(Celui, celle, ce) qui est attaché(e) à une province, qui la défend. Ce marquis napolitain, provincialiste énergumène (...) accusait les gardes nationaux de n'être qu'une coterie (Taine, Voy. Ital.,t. 1, 1866, page 85).Mouvement provincialiste (Barrès, Scènes et doctr.,t. 1, 1902, page 113).
Prononciation et Orthographe :
[pʀ ɔvε ̃sjalism̭]. Att. dans Académie française dep. 1878. Étymologie et Histoire 1. a) 1779, 4 janv. ling. « caractère de ce qui est propre à la province » (Journal de Paris, page 15a : Quant aux rimes [...] je les confesse repréhensibles, atteintes de provincialisme); b) 1823 id. « terme propre à une province » (Boiste); 2. 1864 péjoratif « mœurs étriquées que l'on prête aux provinciaux » (Goncourt, R. Mauperin, page 39). Dérivéivé. de provincial*; suffixe -isme*. Fréquence absolue littéraire : 12.
Provincialiste, adjectif et substantif(Celui, celle, ce) qui est attaché(e) à une province, qui la défend. Ce marquis napolitain, provincialiste énergumène (...) accusait les gardes nationaux de n'être qu'une coterie (Taine, Voy. Ital.,t. 1, 1866, page 85).Mouvement provincialiste (Barrès, Scènes et doctr.,t. 1, 1902, page 113).

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